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Migration de site web : changer de plateforme sans perdre son référencement

Pour migrer un site web sans perdre son référencement, il faut que chaque ancienne adresse mène à la bonne nouvelle page (redirection 301), que le nouveau site soit ouvert à Google le jour du changement, et que rien d'autre ne casse au passage : courriels, formulaires, images. Le reste, c'est de la préparation. Voici la marche à suivre qu'on applique quand on déménage un site, avant de le refaire ou de l'améliorer, et les pièges qu'on a rencontrés en migrant plus d'une vingtaine de sites cet automne.

Nouveau site web du cabinet comptable Gestion BJM, réalisé par b2web, affiché sur un ordinateur portable

Migration, refonte, changement d'hébergeur : de quoi parle-t-on ?

On parle de migration dès que votre site change de maison : nouvel hébergeur, nouvelle plateforme (WordPress, Wix, Webflow, site codé), nouveau nom de domaine, ou nouvelle structure d'adresses. Le risque n'est pas le même dans chaque cas. Ce qui compte, c'est de savoir si les adresses de vos pages changent.

Type de migrationLes adresses changent ?Ce qui peut casserRisque pour Google
Changer d'hébergeur seulementNonCourriels, certificat SSL, formulaires, règles de redirection du serveurFaible si rien n'est oublié
Changer de plateformeSouvent (ex. /page.html devient /page)Pages oubliées, images, formulaires, titres et descriptionsMoyen : redirections obligatoires
Refonte avec nouvelle structureOuiPages fusionnées ou supprimées, liens internesMoyen à élevé
Changer de nom de domaineToutesTout ce qui précède, plus les liens d'autres sitesLe plus élevé

Une migration n'est pas une refonte. On peut migrer sans rien changer au design, et refaire le design sans migrer. Si vous vous demandez plutôt quand il vaut la peine de refaire votre site, on en parle dans un autre article.

Avant de migrer : reprendre le contrôle de vos accès

Beaucoup de migrations difficiles commencent par la même phrase : « Je ne sais pas qui a nos accès. » Avant de toucher à quoi que ce soit, rassemblez :

  • l'accès au registraire de votre nom de domaine (là où vous le renouvelez chaque année) ;
  • l'accès à la zone DNS, qui n'est pas toujours au même endroit que le registraire ;
  • l'accès à l'hébergement actuel et à la plateforme du site ;
  • l'accès à Google Search Console et à Google Analytics, s'ils existent.

Le domaine doit être au nom de votre entreprise, pas à celui d'un ancien employé ou d'un ancien fournisseur. Chez Gestion BJM, un cabinet comptable, les associées n'avaient plus accès à leur site après le départ d'un associé : le site annonçait encore une division qui n'existait plus. Notre guide pour choisir et gérer votre nom de domaine explique comment vérifier à qui il appartient.

Comment migrer un site web sans perdre son référencement, étape par étape

1. Faire l'inventaire de toutes les adresses actuelles

Listez chaque page qui existe aujourd'hui : celles du menu, mais aussi les vieilles pages oubliées que Google montre encore. Trois sources : le sitemap actuel, le rapport « Pages » de Search Console et les pages qui reçoivent des impressions dans le rapport « Performances ». Une page sans lien dans le menu peut très bien attirer des visiteurs chaque mois.

2. Récupérer les règles cachées de l'ancien serveur

Sur la plupart des hébergements classiques, un petit fichier (souvent nommé .htaccess) fait du travail invisible : il force le HTTPS, choisit entre l'adresse avec ou sans « www », enlève le « .html » des adresses, redirige d'anciennes pages. Quand vous changez d'hébergeur, ce fichier ne suit pas. Chaque règle doit être recréée sur la nouvelle plateforme, sinon des adresses que Google connaît se mettent à répondre « page introuvable ».

3. Monter le nouveau site sur une adresse de test, fermée à Google

Le nouveau site doit être complet et testé avant le jour du changement. Pendant ce temps, il doit rester invisible pour les moteurs de recherche (balise ou en-tête noindex), sinon Google trouve deux copies de votre site. Testez en cliquant d'une page à l'autre, pas seulement en ouvrant chaque page directement : certaines pannes n'apparaissent qu'en naviguant.

4. Préparer les redirections 301, une adresse à la fois

Chaque ancienne adresse qui change doit pointer vers la nouvelle page équivalente, avec une redirection permanente (301). Rediriger toutes les anciennes pages vers l'accueil est une erreur fréquente : Google prévient que des redirections en masse vers une même page peuvent être considérées comme des pages introuvables (erreur « soft 404 »). Sa documentation sur les redirections et la recherche Google détaille les options.

5. Copier les enregistrements courriel avant de changer les DNS

C'est le piège qui fait le plus de dégâts, et il n'a rien à voir avec le site. Si vos courriels passent par le même fournisseur que votre site, les enregistrements MX, SPF et DKIM doivent être recopiés avant de pointer le domaine ailleurs. Oubliez-les, et vos courriels cessent d'arriver, ou partent dans les indésirables de vos clients. Après le changement, envoyez et recevez un courriel de test.

6. Le jour J : brancher le domaine et ouvrir le site à Google

Branchez le domaine sur le nouvel hébergement, puis retirez le noindex de la version de test. Oublier cette étape rend le site invisible dans Google, sans aucun message d'erreur. Vérifiez ensuite que l'adresse avec « www » et celle sans « www » mènent au même endroit, en HTTPS.

7. Après : surveiller Search Console et garder l'ancien compte

Soumettez le nouveau sitemap dans Search Console, puis surveillez les pages « introuvables » pendant quelques semaines. Gardez l'ancien hébergement actif un certain temps : c'est votre filet de sécurité si un fichier ou un courriel a été oublié. Si vous changez de nom de domaine, Search Console offre un outil de changement d'adresse à utiliser une fois les redirections en place.

Ce qu'on voit sur le terrain

En septembre et octobre 2026, on a déplacé plus d'une vingtaine de sites, dont le nôtre, d'un hébergement mutualisé classique vers GitHub et Cloudflare. Même méthode pour chacun : copie du site sur une adresse de test bloquée pour Google, lecture de l'ancien fichier .htaccess, copie des enregistrements courriel, branchement du domaine, ancien compte gardé un mois.

Ce qu'on a appris : aucun ancien fichier .htaccess ne se ressemblait. Certains forçaient le « www », d'autres l'enlevaient ; certains redirigeaient une ancienne page de service vers sa nouvelle adresse. Sur notre propre site, une page de conditions d'utilisation qui recevait encore des impressions dans Google n'avait pas été reportée : on l'a repérée à l'audit qui a suivi, parce qu'elle répondait « introuvable ». Et une règle de l'ancien serveur, invisible, faisait afficher les images du blogue : sans elle, les pages s'ouvraient vides quand on y arrivait par un lien. Rien de tout ça ne se voit en ouvrant la page d'accueil. Ça se voit en testant chaque adresse.

Combien de temps Google prend-il pour s'adapter ?

Google indique que, pour un site de petite à moyenne taille, il faut généralement quelques semaines pour que la majorité des pages soient traitées, et que des fluctuations temporaires de classement sont normales pendant ce temps (guide de Google sur la migration avec changement d'URL, consulté en octobre 2026). Dans nos migrations, une baisse qui dure plus de quelques semaines signale presque toujours une page ou une redirection oubliée.

Google recommande aussi de conserver les redirections aussi longtemps que possible, généralement au moins un an, et, en cas de changement de domaine, de continuer à payer l'ancien domaine au moins un an pour éviter que quelqu'un d'autre le rachète.

Les erreurs qui font perdre des clients pendant une migration

  • Tout rediriger vers l'accueil au lieu de la page équivalente.
  • Laisser le noindex de la version de test une fois le site en ligne.
  • Oublier les courriels : MX, SPF et DKIM non recopiés.
  • Fermer l'ancien compte le jour même : plus de retour en arrière possible.
  • Perdre les formulaires : un formulaire qui semble fonctionner mais n'envoie plus rien. Testez-en un pour vrai. Profitez-en pour vérifier où vont les renseignements personnels recueillis, une obligation de la Loi 25 pour les sites web.
  • Changer les titres et textes en même temps sans raison : si le classement bouge, vous ne saurez plus pourquoi.

Questions fréquentes

Mon site sera-t-il hors ligne pendant la migration ?

Normalement, non. Le nouveau site est prêt avant le changement, et l'ancien reste en ligne jusqu'à ce que le domaine pointe vers le nouveau. Pendant la propagation des DNS, certains visiteurs peuvent encore voir l'ancien site pendant quelques heures, parfois un peu plus : c'est pour ça qu'on ne le ferme pas tout de suite.

Puis-je garder mon adresse courriel en changeant d'hébergeur ?

Oui. Votre adresse dépend de votre nom de domaine, pas de votre hébergeur. Ce qu'il faut, c'est que les enregistrements DNS du courriel soient recopiés correctement, ou que vos courriels soient déplacés vers un service dédié comme Google Workspace ou Microsoft 365.

Est-ce le bon moment pour changer de nom de domaine ?

Seulement si vous avez une vraie raison (changement de nom d'entreprise, domaine qui ne vous appartient pas). Changer de plateforme et de domaine en même temps multiplie les risques : si c'est possible, faites une étape à la fois.

Faut-il un nouvel hébergeur au Québec ?

Pas nécessairement. La vitesse, les sauvegardes et le soutien comptent plus que l'adresse du serveur. On compare les options dans notre guide sur l'hébergement web pour PME au Québec.

En résumé

Une migration réussie se prépare avant, pas le jour même : accès en main, inventaire des adresses, règles de l'ancien serveur, courriels, redirections page par page. Le jour J, on retire le noindex et on teste tout, puis on surveille Search Console quelques semaines.

Vous voulez changer de plateforme ou d'hébergeur sans risquer votre place dans Google ? Écrivez-nous pour planifier votre migration, ou appelez-nous au 438 544-7323. Si vous profitez du changement pour refaire votre site web d'entreprise, on vous prépare d'abord un site web démo gratuit.

Nous faisons des sites web partout au Québec

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